Si les gendarmes étaient des Supermen…


Un cri perçant qui te donne la chair de poule, en plein milieu d’un après-midi hyper tranquille lorsqu’elle était plongée au milieu de l’action d’un thriller trépidant ‘au secouuuuurs !!!’ est-ce vrai où je suis toujours au passage du kidnapping de la femme qui sortait du pressing ? se demande-t-elle en levant les yeux scotchés sur les pages.

Mais la demande urgente et désespérée se réitère avec encore plus de force, encore plus sinistre. Je regarde par la fenêtre, mais comme c’est en pleine journée aucune fenêtre allumée ne me donne le moindre indice d’où le hurlement pourrait venir. Des cris successifs : une voix grave, une voix aiguë, encore la voix grave et menaçante, encore la voix aiguë et effrayée et ainsi de suite. Des personnes alertées sortent leurs têtes par les fenêtres dans l’immeuble voisin en regardant vers les étages supérieurs. Nos regards se croisent à distance, enfin… plutôt les mouvements des têtes indiquent la même inquiétude. Mais ils restent tous accrochés à leurs fenêtres et je sais pertinemment que personne ne bougera le petit doigt. Je prends mon téléphone pour composer le numéro de la gendarmerie. Mais les hurlements cessent. Qu’est-ce que je fais ? Il l’a achevée ou c’est seulement le calme avant une nouvelle tempête, encore plus violente? Si j’appelle et qu’il n’y a plus rien, j’aurai le droit aux commentaires : ‘la dernière fois vous nous avez appelé et il n’y avait rien à notre arrivée. » et là je sais que je ne pourrai pas retenir et leur répondrai « oui, bien sûr, si vous arrivez de nouveau trois heures plus tard, c’est évident qu’il n’y aura plus rien, à moins que cette fois-ci elle sera déjà de l’autre monde… » Pourtant la gendarmerie est à 5 minutes en voiture ! La tempête est finie, apparemment.

Et si elle est vraiment en danger et que personne n’intervient ? Je me décide et j’appelle et là « le centre d’appel et blabla et blabla j’aurai pour 10 minutes d’attente et d’écoute en boucle du message impersonnel et froid à l’autre bout du fil. Je sais bien qu’ils ne sont pas de supermen… quel dommage, j’aimerais trop les voir arriver sur leurs chevaux blancs….

C’est bon, je ne suis pas dans un livre. Enfin, ils répondent, ils se déplacent, ils sont là, mais je ne sais pas à quel endroit précis la bagarre a eu lieu. Ils ont l’air agacés car il n’y a plus un seul bruit. Ils décident de rentrer dans l’immeuble à côté et se renseigner auprès des voisins. Je reprends mon livre et me demande si… Si quoi ? Si les gendarmes sont ou ne sont pas des supermen ?…

Déjà, Superman est toujours au singulier, c’est comme Père Noël !

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