Suspension pour monsieur le président


 

Lundi, 21 août, 19h30, Prévessin-Moëns, terrain de football.

Sur le terrain, un petit groupe de garçons chaussés et habillés correctement, finit l’entrainement sous les déjections verbales d’un groupe d’anciens espoirs déchus, à peine arrivé. Une femme, au bord du terrain, attend son fils. En seulement trois minutes, elle entend les hommes mâcher leurs c…illes sans aucune gêne, à côté d’elle. Hmmm, des hommes qui portent leurs c…illes, pense-t-elle, dommage qu’ils les portent si fièrement dans leurs bouches. Au bord d’une nausée aigue, elle leur demande de rester polis ce qui déclenche l’effet inverse : les quelques hommes broient littéralement leurs parties génitales, toujours dans leurs bouches qui nécessiteraient désormais quelques tonnes de dentifrice à base d’acide chlorhydrique afin de retrouver une propreté humaine, ce qui, à mon humble avis, serait extrêmement difficile. Un d’entre eux prétend être le président de l’association sportive de Prévessin, et continue à parler comme un sous-humain devant elle. ‘J’espère que sa femme l’a quitté depuis longtemps,’ se dit-elle avec horreur. S-agit-il vraiment de monsieur Philippe Timboni, le président de l’association sportive de Prévessin ou d’un usurpateur d’identité ? Parle-t-il de la même manière à ses collègues de l’Union Internationale de la Télécommunication, une organisation internationale de Genève ?

Le fils de la dame en question s’approche pile au moment où ce « brave homme plein de courage devant une femme » lui lance grossièrement « Ferme ta gueule tu me casses les couilles ! ». Le jeune homme, cent-quatre-vingt-huit centimètres bien battis accélère son pas en direction du soi-disant président du club. Ce dernier, de constitution plutôt frêle semble, tout à coup, moins fier de lui et de son langage abject. Le jeune homme lui lance, sur un ton énervé  mais mesuré : « Tu ne parles pas comme ça à ma mère ! ». Le « gentleman » gèle sur place et commence à sentir mauvais. ‘Votre pauvre maman serait mortifiée à  vous entendre parler de la sorte’, ajoute la dame que le « président » et certains de ses compagnons avaient agressée verbalement.

Le garçon, athlétique, sait ce que le respect de soi signifie : il ne se salit ni les mains, ni la bouche, mais il dit au « monsieur » dont le pantalon a dû devenir plus foncé dans la région de ses si vantés testicules (aurait-il oublié sa couche culotte à la maison ?), que c’est la dernière fois qu’il parle de telle façon à sa mère. Le petit… devrais-je dire homme ?, car il ne mérite pas ce compliment, arrive à peine à aligner deux mots. Il s’est humilié lui-même devant ses camarades, qui ne disent plus un mot, et devant des jeunes qui, de toute évidence, ont reçu une bien meilleure éducation.

J’espère seulement que ce personnage n’a aucun contact avec les enfants qui s’entrainent à ce club. Je n’imagine pas leurs parents ravis que leurs enfants soient exposés à un langage aussi vulgaire et grossier.  Avez-vous dit, monsieur Timboni, que vous êtes suisse ? J’en connais de bien meilleurs, ne salissez pas la réputation de vos compatriotes et ne traînez pas dans la boue le milieu sportif que vous prétendez représenter. Nettoyez soigneusement votre bouche et celles de ceux de votre groupe qui portaient si bien leurs c….illes… dans leurs bouches, l’autre soir.

Quant au jeune garçon, ta maman est très fière de toi : à vingt ans tu es bien plus maître de toi-même qu’une personne de cinquante ans censée à donner l’exemple à des jeunes sportifs.

Il ne suffit pas d’avoir des bijoux, qu’ils soient de famille ou pas, faut-il encore savoir les porter avec style et élégance.

Dan

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